A l'heure où l'embellie des prix du pétrole bat son plein et où le pouvoir d'achat des ménages grince des dents, l'autopartage connait un succès grandissant dans les grandes villes françaises. Bien aidé par l'initiative Autolib', l'autopartage pourrait rapidement s'imposer et devenir un modèle économique à part entière. Se déplacer sans contraintes? Pourquoi pas...
La voiture « à la carte », un marché prometteur ?
Les constructeurs automobiles multiplient les alternatives afin de réduire les investissements énergétiques, avec une gamme de véhicules hybrides et électriques de dernière génération tels que la désormais célèbre Honda Jazz Hybrid. Économiser sur le long-terme, c'est bien, mais économiser tout de suite, c'est mieux. Et c'est là tout l'intérêt de l'autopartage et de l'économie dite coopérative.
Le marché de l'autopartage a longtemps eu des difficultés à se dynamiser. Mais crise oblige, le concept pourrait bien connaitre un regain de popularité dans les prochains mois.
En effet, rationaliser l'usage de son véhicule entraine non seulement une diminution des coûts énergétiques, mais également des frais annexes, puisque les frais d'assurance, d'entretien et de stationnement sont prix en charge par l'opérateur. Outre des économies alléchantes, les opérateurs misent également sur une évolution des mentalités des utilisateurs français: autrefois associée comme patrimoine, la voiture est de plus en plus perçue comme un service à part entière.
Idéal pour les trajets occasionnels ou de courte durée, l'autopartage permet aux utilisateurs d'accéder à un véhicule en libre-service 24h/24. L'autopartage existe depuis une dizaine d'années et est présent dans une vingtaine de villes françaises.
L'autopartage sous le feu des projecteurs ?
L'autopartage suscite donc des engouements, même si son utilisation reste marginale. Le concept devrait toutefois se populariser dans les principales agglomérations françaises, et on prévoit six fois plus d'adeptes d'ici les trois prochaines années, en particulier dans la capitale qui projette de multiplier par cinq sa flotte de véhicules partagés.
Reste à savoir si la voiture hybride autopartagée deviendra elle aussi un créneau porteur. Car face aux problématiques économiques et environnementales actuelles, il serait bon de faire d'une pierre deux coups.