Littéralement « Sport Utility Vehicule ». En Français dans le texte : véhicule de sport et de loisir.
En France, ces véhicules d'un nouveau genre ont fait leur apparition en même temps que l'arrivée des moteurs Diesel de nouvelle génération à rampe commune (Diesel common rail). En théorie, ils répondent à de nouveaux besoins, non ou mal satisfaits jusqu'alors : un véhicule ultra polyvalent qui soit à la fois « sportif » (…), à vocation familiale et utilitaire ou du moins capable de transporter des objets lourds et/ou encombrants. Sacrée vocation !
Ça, c'est pour la théorie. Dans la pratique, on constate hélas que depuis 10 ans, ces pachidermes à 4 roues ont surtout envahi les beaux quartiers, les centres villes et les banlieues chics où il est encore de bon goût de s'afficher au volant du dernier BMW X3 2.0d plutôt qu'au volant d'une Passat Break 1.6 TDI Bluemotion Technology. Certains naïfs osent même affirmer que grâce aux progrès considérables réalisés par les ingénieurs motoristes, un SUV équipé d'un bon moteur Diesel ne consomme pas plus qu'un gros break. Sur le papier, c'est pas totalement faux. La réalité est hélas tout autre. Pourquoi ? Encore et toujours du fait de l'usage. Vous en connaissez beaucoup vous des propriétaires de luxueux SUV qui réservent l'usage de leur magnifique engin aux trajets dominicaux en famille pour rouler à 90 km/h sur la nationale et 120 km/h sur l'autoroute ? Moi pas. D'autant que sous le capot, ces véhicules étant généralement fort bien pourvus en chevaux vapeur, ils n'incitent guère le conducteur à se convertir à l'éco-conduite...
Surtout, avec parfois près de 2 tonnes à vide à traîner, le moindre trajet urbain se paye très cher en CO2. Une préoccupation souvent secondaire chez les conducteurs de SUV... n'en déplaise à leurs enfants et futurs petits enfants. Ces véhicules n'ont absolument rien à faire dans nos rues et pourtant ils n'ont jamais été aussi nombreux ! Certains oseront vous dire que pour aller aux sports d'hiver en famille une fois par an, c'est l'engin idéal... même si c'est un peu plus difficile à justifier les 98% du temps restant.
Dans un prochain billet, nous vous parlerons d'une autre catégorie de véhicule très tendance ces temps-ci : les crossover(*). Généralement moins gourmand qu'un SUV, les crossover restent très éloignés des impératifs environnementaux actuels et à venir compte tenu de leur poids et de leur gabarit. Pourtant, ils jouissent d'une excellente côte de popularité auprès des automobilistes.
(*) Peugeot 3008, Nissan Qashqaï, Mini countryman, etc...
1. 12/05/2011
Il est dépassé ton X3. Dernièrement, j'ai vu une personne (de sexe féminin sans vouloir faire du sexisme primaire) au volant d'un X6 qui n'avait pas l'air de servir à autre chose que de transporter ses 60 Kg en ville...
2. 12/05/2011
Dans notre société où la voiture continue d'être érigée en symbole de réussite sociale, critiquer les choix automobiles des uns, c'est porter atteinte à leur liberté.
Pourtant, il faut bien reconnaitre que cette liberté de choix aboutit parfois à des aberrations. Est-ce qu'il viendrait à quelqu'un l'idée de manger un yaourt avec une louche?
Utiliser un SUV de 2 tonnes et 200 ch voire plus pour rouler en ville est une aberration énergétique qui fera bondir les générations les futures. Probable que certains parents actuels coutumiers du fait n'en soient plus très fier dans quelques années lorsque leurs enfants leur demanderont pourquoi ils n'ont rien fait alors qu'ils savaient...
P.S : ces dernières années, la clientèle féminine est devenue une cible précieuse des constructeurs automobiles. En atteste le succès de la Mini, de la Fiat 500 ou plus récemment de la Citroën DS3. Une tendance qui s'étend désormais aux petits SUV et/ou crossover (VW Tiguan, Nissan Qashqaï/Juke, Toyota RAV4, BMW X1...) pour lesquels la clientèle féminine n'est effectivement pas en reste.
Espérons que la commercialisation prochaine de la Renault Twizy subisse le même sort...
3. 13/05/2011
Il est temps de relancer la fabrication des 4L F4....
- 2 places à l'avant (ça devrait répondre à 95% des besoins de ceux qui ont des SUV), les minots à l'arrière pour absorder les pointes de charge (au moins ils peuvent faire des conneries tranquille).
- un 0 à 60 plus que respectable (l'ennemi c'est la masse).
- pas de soucis pour le volume du coffre
- escapades garanties pour les prairies et autres chemins
Point à améliorer : la tendance du plancher à se trouer...
Ludo
4. 18/05/2011
lundi dernier, lors d'une séance d'essai privé du nouveau moteur renault 1.6 dCi (130ch), les petits bloggeurs de la toile que nous sommes avons eu la chance de pouvoir admirer de près et surtout d'essayer trois "4L" de collection : une 1961, 3 vitesses - 1ère non synchro ; Une 1968 équipée des premières boites 4. Le bloc moteur restant le fidèle 747cc. Une "savane" de 1982, équipée du 956cc de la R5, devenue au fil des ans presque "trop" performante (...)
Toutes ont eu un succès au moins aussi important que l'essai du 1.6 dCi sous le capot du Scénic. Même les aficionados de la vitesse y ont trouver un certain plaisir de conduite...
Faut dire qu'avec moitié moins de poids à trainer que le scénic, les sensations sont vites au rdv malgré les 28 ch SAE du 747cc...
L'avenir?